C'était un jardin

 

Mon pays des merveilles

Ce n'est plus un jardin, c'est une forêt vierge

Orties et framboisiers s'en donnent à cœur joie

Envahissent mes parterres et grignotent la pelouse

Qui me donnera du foin si je ne la tonds pas

Un vieux jardin perché au dessus d'un rocher

Il est presque aussi haut que le toit du grenier

Il surplombe la rue et me donne belle vue

Des ruines magnifiques du vieux château comtal

Un jardin en terrasse de trois étages ma foi

Quand j'arrive au troisième, j'ai les jambes qui crient

Trois volées d'escaliers, ça muscle les mollets

Mais toute la récompense est dans l'panorama

Ca va, j'ai fait le tour, non pas trop de dégâts

Toutes mes amies fleuries sont là rien que pour moi

La sauge, le romarin causent au serpolet

Le thym et l'estragon   courtisent la lavande

Les pivoines en boutons me saluent de loin

Les iris tous contents frétillent de santé

Mes rosiers font la gueule, paf ! Déjà des pucerons

Les autres sortent à peine la tête du terreau

Quand elles seront toutes là, ça va être magique

Des couleurs à gogo, comme s'il en pleuvait

Qui changent à chaque étage pour donner du relief

Aux massifs et buissons étalés çà et là

Mon jardin près du ciel est tellement joli

Il caresse la lune, câline les étoiles

Quand revient le matin, s'enivre de soleil

Et moi l'après-midi sous mon grand parasol

Je me prends pour : «  Alice au pays des merveilles ».

Bernadette

 

 

 

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