La fenaison

 

 

La fenaison

 

Ben les gens, je vais vous l'dire 

J'ai tellement supplié mon vieil époux dormeur

Qu'il a quand même fini par se taper la pelouse

L'herbe était tellement haute que ma pauvre tondeuse,

Malgré son coussin d'air, n'a pas pu pénétrer

Dans cette forêt vierge juste bonne à faner.

Quand je l'ai vu sortir notre vieux coupe bordures

Je n'ai pas discuté et je l'ai laissé faire.

En me disant, enfin !

Je vais pouvoir aller m'occuper du jardin.

Il a ramassé l'herbe une bonne semaine après.

Ca sentait j'vous dit pas, le fenil à plein nez

Manquait plus qu'des lapins.

M'enfin, par politesse, me suis précipitée

Admirer son travail pour le féliciter

Oh ! La ! là ! La cata !

Car quand monsieur tond, il tond.

De mon bel hortensia, reste plus que les bois,

La menthe, il m'a soutenu que c'était des orties

Et mes petites fraises sauvages

Qui étaient venues   là, on se demande comment ? 

Et bien me croirez- vous ?  Cà, c'est des pâquerettes.

Ah ! J'allais oublier,

Les pois de senteurs aussi ont passé l'arme à gauche

On n'laisse pas des liserons grimper le long des fils

M'a-t-il dit sûr de lui, d'un air très convaincu

J'ai noyé les fourmis, puis saoulé les limaces

Pour lui, j'n'ai pas encore trouvé la solution

Et quand je lui ai dit, tu n' tondras plus jamais

Il m'a vite répondu, bof ! Je ne saurais plus,

La tondeuse est foutue.

Alors, je fais quoi là, je passe à l'acte tout de suite,

Ou j'attends quelques jours, puis j'l'enterre dans la pelouse ?

Bernadette

 

 

 

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