si on m'aimait un jour

Si un jour on m'aimait...


Si un jour on m'aimait sans l'ombre d'un regret
Jamais je ne fuirais, en lui je me fondrais
Dans l'éclat de mes yeux, il verrait l'étincelle
Qui lui dirait combien toujours mon cœur chancelle

Quand du fond de mes nuits que boude le sommeil
Mes idées vagabondes vont se perdre dans son ciel
Faisant fi des tourments, des mauvais souvenirs
Ne voulant que l'aimer, même s'il faut en souffrir

Accepter qu'en retour rien ne se manifeste
Amoureuse platonique que nourrit le céleste
Se contenter de peu, d'une parole ou d'un geste
Alimenter mon âme et me passer du reste

Juste quelques doux mots en caresses de soie
Pour qu'il comprenne enfin ce qui se passe en moi
Indifférent devant ces vagues de tendresse
Il m'ignorera, mais adieu la tristesse

J'aurai au fond de moi l'immense certitude
Que la vie continue, même dans la solitude
L'aimer à en mourir, c'est vivre quelque part
Le plaisir de donner sans jamais être avare

De sentiments si forts à mon âme d'artiste
Continuer la pièce en restant sur la piste
Cultiver l'espoir fou qu'enfin vienne le jour
De vivre à l'unisson la fin de mon parcours.


Accrocher un baiser à ses lèvres boudeuses
Annihiler en lui les pensées ténébreuses
Effacer de ses yeux la tristesse et la peur
Pour qu'il puisse à son tour connaître le bonheur.

Bernadette

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