Malédiction 6

 

Malédiction 6

 

Écoute Amour l’écho matinal et chantant

Pour nos  âmes perdues dans  leur ultime errance.

C’est l’appel solennel,  qui, douillet, se répand

En  une onde sonore usurpant  le silence.

 

Ce n’est pas un air vrai, c’est notre Muezzin

Qui exerce sa voix pour remuer son monde.

On l’avait bien aimé, ce noble Sarrazin,

Tu l’aimeras toujours,  toi, je sais, vagabonde !

 

Il fut un heureux jour égayé de saveurs,

De bruits sourds, d’aboiements, mais surtout de merveilles.

J’ai voulu t’émouvoir, de mystères et de vers,

Te livrer à Satan après quelques bouteilles.

 

Mais avais-je ce droit de posséder ton corps ?

Je ne sais te haïr pour ainsi te corrompre

Car en moi, dans mon noir, ce maudit-là s’endort.

Je ne veux  tuer l’ange et contenter ce monstre.

 

Abdel

 

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