Malédiction 9

 

 

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Confession testamentaire.

 

Lorsqu’à lui le bon Dieu indulgent me rappelle,

Je partirai sans peine et sans bruit vers les cieux

Dévêtu de mon corps, sevré de la mamelle

Où je puisais la vie avec un air curieux.

 

Déposez mon cadavre au bord d’une mer calme,

Lisez si ça vous plait, mais sans vous attarder,

Quelques  textes sacrés pour astiquer mon âme,

Puis filez, dégagez, allez vous balader !

 

C’est l’amour, c’est Leila, qui fait ma sépulture

Elle a mon testament et connait mes penchants,

Mes rêves, ma folie et ma littérature.

Son bon cœur perlera en ce moment touchant

 

Mais elle ne saurait enfreindre la promesse

De glisser ma dépouille au fond d’un océan.

On l’avait contractée au recoin d’une ivresse.

Je veux me reposer dans un caveau géant !

 

Je léguerai sans faute à Leila, ma misère,

Mes bijoux virtuels et un deuil éternel.

Elle serait heureuse en relisant  les vers

D’un troubadour défunt qui fut amour charnel.

 

Je léguerai  ma chair à la faune marine

Et mon squelette nu à l’usure du temps.

Serais-je un juste ainsi devant la cour divine 

Où scellera mon sort le Juge compétent ?

 

Abdel

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