Malédiction 3

Malédiction 3 

 

 

Il a plu et neigé sur mon cœur sans-abri,

Sans amour, sans Leila, la lueur de ma nuit.

Cet hiver a comblé d’une froideur sévère

Mon rêve moribond, mon espoir délétère.

 

 Et voici le printemps qui coule sans saveur

Oubliant ses soleils, ses couleurs et ses fleurs

Dans les replis du temps où s’amassent nos âges.

Ses herbes ont poussé comme par sortilège.

 

 Je n’attends point l’été, ni la douceur des soirs,

 Ni les ciels étoilés qui coiffent l’univers.

Je m’y attarderai  pour toi sur un présage

Porteur d’une passion ou hélas d’une rage.

 

 Mais  serions-nous là  quand le cycle automnal

Apportera son deuil et son fumier final ?

Y aurions-nous du moins une prose morose

En guise d’épitaphe au chevet d’une rose ?

 

Abdel

 

 

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