A l'unisson

A l’unisson

Dans le brouillard épais d’une nuit sans chaleur
Quand les corps fatigués cherchent en vain le repos
Le sommeil attendu n’est pas toujours à l’heure
Le frivole est parti par un autre métro.

Emportant avec lui des parcelles d’amour
Pour deux êtres assoiffés de baisers, de caresses
Membres enchevêtrés, jusqu’au lever du jour
S’endorment doucement, repus, le cœur en liesse.

L’ange passant par là, sa mission accomplie
S’en va roder ailleurs jusqu’au petit matin
Il voudrait ardemment rendre vie jolie
Aux amants affligés par un triste destin.

Rien n’est facile, hélas, pour ce doux séraphin
Le bonheur n’est pas sûr, il se voile la face
Se disperse en aveugle dans des vapeurs de vin
En laissant derrière lui des âmes qui s’effacent.

Pourtant les troubadours ne rendent pas les armes
Ils savent que demain, un ange et un démon
À l’ombre de leurs mots déploieront leurs charmes
Afin que la chamade agisse à l’unisson

 

Bernadette

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