À une bohémienne

À une bohémienne

 

Ton charme m’est trop fort, mon amérindienne

Au teint brun, aux yeux noirs, un peu bohémienne.

Hélas si je pourrais, je serais ton amant

Et couvrirais ton cou d’or et de diamants.

 

Tu me rappelles tant mes ans les plus tranquilles

Bien avant que mes pas n’eussent traîné en ville

Et laissé ma jeunesse aux horreurs des bas-fonds.

Que mon âme altérée a des regrets profonds !

 

J’étais ce paysan planté dans son argile

Qui cultivait son blé et produisait ses huiles.

Mais je ne sais quel vent l’a voulu citadin

Et l’a drainé hélas trop loin de son jardin.

 

Aujourd’hui  je m’y rends souvent par les dimanches

Retrouver mon passé aux heures les plus blanches

Saluer les soleils aux rayons caressants,

Car ceux de la cité, je les trouve agaçants !

 

Ton charme m’est trop fort,  douce bohémienne

Flottant sur ce tableau, sublime, aérienne.

La plume aurait peiné pour créer tous tes traits

Et noyer ta beauté dans ton portrait distrait.

 

Abdel

 

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