Dans la peur enlacés

Par la peur enlacés

Dans la peur enlacés

 

A petits pas le froid semble nous déserter

Les nuages s’amoncellent en attendant le vent

Qui viendra d’un coup d’ailes de pluie nous abreuver

En attendant le ciel s’en fiche éperdument.

 

Pourquoi donc larmoyer devant les éléments

Puisque de toute façon on ne sait rien y faire.

Quand dans d’autres pays au soleil bien présent

Les gens ont tout perdu, maison, enfants ou frères.

 

Leur horizon maudit envahi de fumée

De gravas, de poussières sous les frappes des bombes

Nous rappellent, ô combien, la guerre  peut s’acharner

Sur des êtres innocents, ça me rend furibonde.

 

Il faut croire que malgré cette mort annoncée

Un ogre quelque part n’était pas rassasié

Avalanches, incendies à un rythme insensé

Balaient en grondant des pays dispersés.

 

On doit de nos cocons où règne le bonheur

Avoir une pensée pour tous les démunis

S.D.F, gens d’ailleurs, ployant sous le malheur

Ne pas les accabler, abolir le déni.

 

Qu’on soit riche ou pauvre quand arrive la fin

D’une vie de paillettes ou de travaux forcés

On sera tous pareils pour le dernier festin

Sans couleur ni frontières, dans la peur enlacés.

 

Bernadette

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site