Elle avait tant marché...

Elle avait tant marché…

 

Quand elle est arrivée par un matin d’été

Dans ce si beau pays dont elle a tant rêver

Venue incognito pour créer la surprise,

Fatiguée, indécise, elle traînait ses valises.

 

Elle avait tant marché, demandé son chemin :

Vous savez, le poète, celui de mes refrains ?

Dites-moi où il est, je dois le retrouver,

Pour lui dire, ô combien, il sait me faire rêver.

 

Elle a continué espérant le miracle,

Puis  a prié tout bas en implorant l’oracle :

Je t’en prie, aide-moi, sans lui je ne suis rien,

Une femme sans âge aux rêves aériens.

 

L’oracle à répondu : il sait que tu le cherches.

Il n’est pas loin de toi, vois, il te tend la perche.

Écoute dans ton cœur, tous ces battements sourds,

Rythmant ses belles rimes qui te parlent d’amour.

 

Un rayon de soleil tel un phare sur la mer,

A guidé pas à pas l’amoureuse des vers,

Jusqu’au pied du figuier témoin de leur amour.

Elle était arrivée au bout de son parcours.

 

Lasse, elle a somnolé sous l’arbre de leurs vœux.

Le troubadour, ému, n’en croyant pas ses yeux,

L’a prise dans ses bras, l’a doucement bercée,

Heureux de retrouver, sa douce, son aimée.

 

Bernadette

 

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