Imagine un instant

Imagine un instant

 

 

Notre amour durera ce que dure les fleurs

Les rares, les immortelles, celles qu’on garde en hiver

Qui prennent la poussière en gardant leurs couleurs

Garnies d’une étiquette où se lise nos vers.

 

 

On ne peut qu’espérer de se revoir un jour

Sur terre ou bien là-bas où meurent les douleurs

Du temps de nos printemps on parlait de toujours

Il faut y croire encore, anesthésier nos peurs.

 

 

La distance infernale n’a pas prise sur nous

Les poètes amoureux ne peuvent pas céder

Aux pièges des regrets, aux tempêtes, aux remous

Ils doivent repousser tout ce qui n’est pas ‘nous’.

 

 

Imagine un instant le figuier tout joyeux

Refleurir, frémissant, à l’automne des cœurs

Grande serait la joie se lisant dans nos yeux

Quand enfin réunis reviendrait le bonheur.

 

 

L’espoir n’a pas de fin, il faut toujours rêver

A l’autre, qui là-bas, n’en peut plus de penser

Que malgré la fin proche il faut encore aimer

Car notre destinée est un destin scellé.

 

Bernadette

 

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