J'ai aimé

 

 

 

 

 

imagesca7p6a0i-1.jpg

 

 

J’ai aimé

 

J’ai aimé le poète bien avant d’aimer l’homme

Moi, pauvre écrivaillon, il m’avait éblouie

Je dévorais ses vers comme on croque une pomme

Goulûment, doucement ou avec frénésie.

 

Seigneur comme je l’aimais ce poète lointain

Je guettais ses passages et puis je commentais

Attendant en rêvant aux vers du lendemain

Ou bien à son avis sur mes mots guillerets.

 

Déjà sans nous connaître l’osmose grandissait

Puis un jour, ô surprise, il est venu chater

Sur le forum du coin les derniers s’en allaient

Nous étions enfin seuls, on pouvait se parler.

 

J’avais le cœur battant, j’en devenais timide

La femme au franc parlé perdait tous ses moyens

Mais  lui de son Cyber il jouait les languides

En m’écrivant des mots dignes d’un magicien.

 

Magicien de la plume, magicien de mon cœur

J’ai aimé le poète bien avant d’aimer l’homme

Quand enfin près de lui j’ai goûté au bonheur

J’adorai le poète tout en vénérant l’homme.

 

Bernadette

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site