Je te suis asservie

Je te reste asservie

 

 

D’encore un jour sans toi, s’envolent mes espoirs

Je patauge, je m’étiole tout en comptant les heures

Où tu ne viendras pas, je reste dans le noir

A me ronger les sangs, à ruminer mes peurs.

 

On aurait tant de choses, à se dire, à s’écrire

Mais il n’y a que moi pour encore le vouloir

Je regrette tellement de ne pouvoir te lire

Qu’en t’écrivant ces mots je me sens dérisoire.

 

J’ai connu le bonheur dans ma vie grâce à toi

Puis tout s’est écroulé comme un château de sable

Soufflé par un simoun ô combien discourtois

Tuant tous mes désirs d’un silence immuable.

 

Je ne suis plus heureuse, ma folie se disperse

Dans les méandres amers de la désillusion

Où à contre-courant, rongée de tristesse

Je te cherche partout comme une apparition.

 

Je ne pense qu’à toi, je ne peux t’oublier

Tu es mon univers, le souffle de ma vie

Poète troubadour, tu es le chevalier

Gage de ma survie, je te reste asservie.

 

Bernadette

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