L'oiseau rare

L’oiseau rare

 

Je t’appelle l’oiseau, mais tu ne le sais pas

Perdu dans tes pensées tu te moques de moi

La nordiste aux yeux verts, celle qui s’envola

Un matin de printemps pour être auprès de toi.

 

Elle n’avait peur de rien pour partir aussi loin

En bravant l’inconnu pour enfin te connaitre

Sur les ailes de l’amour, son cœur en est témoin

Elle vibrait de bonheur, elle se sentait renaitre.

 

Jamais elle n’oubliera ton sourire attendri

Quand elle est arrivée sa valise à la main

Tu avais l’air ravi et pas du tout surpris

Si elle était venue, c’était grâce au destin.

 

C’est sans doute ce destin qui brise tes élans

Quand une envie te prend de l’appeler le soir

Pourtant tu le sais bien, elle est là, elle t’attend

Pour ranimer la flamme, continuer l’histoire.

 

Les années ont passés et tu t’es refermé

Fini la poésie et les mots de dentelle

Qu’importe si elle pleure son beau rêve abimé

Tu n’en as rien à faire et c’est tant pis pour elle.

 

Mais dis-toi bien, l’oiseau, que si un soir la rage

Lui explose le cœur, lui remue le cerveau

Quitte à faire le voyage sur le bord d’un nuage

Elle viendra t’arracher tes plumes de moineau.

 

Bernadette

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