L'Oracle

 

L’Oracle

 

Les soleils sont partis vers des cieux exotiques

Le firmament plombé attriste mon humeur

Je grogne sur ma vie et ses pans pathétiques

Un courant insensé rend mon esprit boudeur.

 

L’immonde scénario se déroule en bouclage

Je revis des moments que je croyais partis

Dans le néant des ans, mais ils sont de passage

Pour ranimer ma hargne, comme je les maudis !

 

Le bouclier farouche a perdu son pouvoir

Le loup ne montre plus qu’un sourire navrant.

La carapace usée est comme un dépotoir

Où toutes les laideurs taraudent un trou géant

 

L’ange ayant entendu mes râles et mes pleurs

Est revenu soudain se poser sur mon cœur

Il dit : ne larmoie plus ! Il cultive des fleurs

A t’offrir un matin, pour apaiser tes peurs.

 

De grands rayons dorés écartent les nuages

Le bleu est revenu comme un joyeux miracle

Les soucis envolés, je pars à l’abordage

D’un fabuleux bonheur, auguré par l’Oracle.

 Bernadette

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