La femme de satan

La femme de Satan

Quand il est revenu par un beau soir de juin

Les yeux brillants d’amour, la tête remplie de rimes

Il avait tant peiné à suivre le chemin

Que ses pas pèlerins étaient couleurs d’abîmes.

 

Il voulait la tuer de ses vers assassins

Mais sa rebelle amie, noyée dans sa folie

Envers et contre tout, maîtrisait le destin

Qui les gardait soudés par une même envie.

 

Celle de se revoir pour ne plus se quitter

De tout se raconter, de rompre le silence

Il la disait clémente, elle voulait juste aimer

Cet homme de là-bas qui la mettait en transe

 

Elle en rêvait la nuit, lui disait son amour

Haïssait les matins aux senteurs de chagrin

Peut-être qu’il pensait, ce n’est pas le bon jour

Elle va me renvoyer, cette fois, pour toujours.

 

Rassure-toi, assassin ! Son cœur est affamé

De ta tendre présence qu’il en perd sa fierté

Elle est là, elle l’attend, sans jamais se lasser

Et te suivrait au diable sans même se retourner.

 

C’est la femme de Satan, la maîtresse du mal

Amoureuse d’un poète, de ses mots enflammés

Doucement elle se fane, ses arthroses infernales

Aux flammes de l’enfer hurlent le verbe aimer.

 

Bernadette

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