La fille du vent

 

 

 

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 La fille du vent

 

Je suis fille du vent, ma vie est aventures.

Au fort de mon errance ivre de liberté

Je vais par les chemins fuyant les quadratures,

Le béton des cités, des imbécilités.

 

J’emprunte des terrasses aux odeurs de jasmin

Quand le monde s’endort aux lits des nuits sans rêves

Espérant s’éveiller aux feux d’un bleu matin,

Retrouver la bohème où mon cœur las s’abreuve

 

De chants, de paix, de rimes et ô combien d’amour !

Ah la folle bohème où s’unissent nos âmes

Bercées par les airs gais de nos chers troubadours

Qui m’accueillent toujours quand mon désir s’enflamme.

 

Et lorsque mes pensées au déclin du grand astre

Virevoltent, je tisse un quatrain pour nos matins

D’une pensée volage aux teintures bleuâtres.

Un quatrain nous suffit quand il est de satin !

 

Je suis fille du vent et pourtant je me perds

Dans le gris du brouillard faussant ma certitude.

Je tente aveuglément de suivre nos repères

Pour m’envoler au loin vers d’autres latitudes

 

Où tout serait clartés, où tout serait amour.

Dans cet endroit béni attisant mes fantasmes,

Où un tendre rêveur câlinerait mes jours.

De mon destin déchu, il aurait  le sésame.

 

Je suis fille du vent, je brave les tempêtes.

Mon esprit vagabonde dans le flou de tes nuits.

Je perce tes non-dits pour lire dans ta tête

Ton monstre désarroi et tuer tes ennuis.

 

Mais si le rêve un jour devenait cauchemar,

Je vaguerais à jamais dans un monde en folie,

Hurlant mon désespoir pour  larguer mes amarres

Tel un vaisseau coulant atteint d’hémophilie.

 

Je suis fille du vent, j’écarte les nuages,

Pour que brillent à nouveau les soleils du levant.

Et sous l’azur des cieux sans craindre les orages,

J’arrose l’univers  d’un vrai bonheur mouvant.

 

Bernadette et Abdel

 

 

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