La mer, ma mère

La mer, ma mère.

 

 Ah la mer, ma mère où je trouve mon aise

En plongeant ma pensée dans le jeu de tes flots,

J’aimerais bien m’ancrer au haut d’une falaise

Comme un phare ébloui piqué de mille hublots.

 

Me veux-tu comme enfant chéri malgré mon âge

Qui cherche l’équipage auquel mon être tend,

N’aimant point te quitter d’un mal, mais d’un naufrage.

Je suivrai tes marins au gré des quatre vents.

 

Ah la mer qui dissout mes ennuis, ma détresse,

Nulle autre étendue ne sait tant m’émouvoir.

Je voudrais vivre en toi, boire de ton ivresse

Le limpide brouillard qui habille nos soirs.

 

Qu’il me plait d’écouter le murmure des vagues

Quand ton remous s’apaise et ton âme s’endort.

J’aime tant ta fureur qui déchire les algues,

Qui  roule les galets et drague un sable d’or.

 

 

Et ta nuit étoilée aux splendeurs édéniques

Où scintille l’argent des flottes et firmaments.

Mère, allaite-moi d’une brume magique,

Je saurais à moi seul affronter nos tourments.

 

 

Mer, tu es l’univers où s’agitent mes rêves

Lorsque  l’astre du jour épouse l’horizon

Et mon encre enivrée où ma plume s’abreuve

Pour transcrire mes vers dénués de raison.

 

 

Abdel

 

 

 

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