Les grands enfants

Les grands enfants

 

 

En moi vit un enfant qui ne sait vieillir

Car le cumul des ans ne daigne l’assagir.

Lui et moi, nous pensons mille et une aventures

Alors qu’à peine ma force étaie mes courbatures.

 

En toi, Il voit souvent un tendre souvenir,

Si tu veux, un amour qui me fait rajeunir.

Hélas ! Ces temps-là, je plaignais tant de princes,

J’ignorais les saisons et les bains de jouvence !

 

La terre a trop tourné effeuillant des printemps,

Nous tissant quelques fois des rêves intermittents,

Pleins d’azur, pleins d’espoir, aussi grands que l’espace.

Mais l’on est toujours là, moi fugueur, toi tenace.

 

J’aime cet enfant naïf, c’est lui qui nous unit.

Il percevra un jour la soif indéfinie

Pour une grande fille à l’allure incertaine,

Sans âge, sans raison, dans sa contrée lointaine.

 

 

Abdel

 

 

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