Les vieillards

Les vieillards

 Ils étaient des lueurs, les voici tels des ombres

Trop proches du tombeau et trop loin des éclats.

Leurs rêves sont truffés, de débris, de décombres,

 Car bientôt pour eux résonnera le glas.

 

Ils étaient la jeunesse éprise et merveilleuse.

Le temps a couru vite et les a engloutis

Comme un ogre géant, vorace, inassouvi,

Qui a bu leurs matins et leurs aubes rieuses.

 

Ils courbent sous les ans comme sous un fardeau

Chargé de leur passé et de leurs aventures

Et marchent d’un pas lourd épousant leurs postures,

Accrochés à la vie, à un frêle  flambeau.

 

Ils étaient la jeunesse ardente et amoureuse

Qui avait en son temps tressé de grands émois

Et goutté à l’amour des folles aventureuses

Sans compter les printemps infiltrés dans les bois.

 

Abdel

 

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