Païenne

Quand on a un ami à qui on peut tout dire

Le pas se fait léger, c’est comme une béquille

Qui nous prévient des chutes, nous donne le sourire

A  qui on peut parler quand nos idées fourmillent.

 

Regarder droit devant en toute confiance

Lui conter ses chagrins ou bien des anecdotes

Rire sans se lasser ou garder le silence

Sans se prendre la tête, c’est comme un antidote.

 

A nos malheurs passés, à notre devenir

Le gris s’estompe enfin faisant place à l’azur

D’un joli renouveau qu’on ne veut pas ternir

En pensant au passé et toutes ses blessures.

 

L’amitié est précieuse à nos âmes échaudées

Le soutien se fait rare par ces temps de disette

Où c’est chacun pour soi, qu’importent les idées

Couvant au fond nous, elles ne font pas recette.

 

Alors, toi, l’étranger que je ne connais pas

Continue à creuser pour qu’enfin me revienne

L’homme mystérieux qui un jour diffusa

Ses idées dans mon cœur à m’en rendre païenne.

 

Bernadette

 

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