Peux-tu me dire poète ?

Peux-tu me dire ?

 

Peux-tu me dire poète où je puise mes pleurs,

Pourquoi ce soir mon cœur s’imbibe d’un grand froid ?

Ton départ crée en moi une puissante aigreur

Tes mots ne viennent plus apaiser mon émoi.

 

De mon esprit baudruche où revivait l’espoir

S’échappe en ruisselant des idées saumâtres

Grondant tel un typhon distillant dans le noir

Tout le malheur d’un monde aux douleurs opiniâtres.

 

Tes rimes aux doux relents d’amour et de tendresse

Me rappelle ô combien près de toi je suis bien

Résonnent encore en moi comme autant de promesses

Les beaux alexandrins de ton cœur bohémien.

 

Quand donc reviendras-tu de tes vers me bercer ?

Quand pourrai-je à nouveau sourire à ton image ?

Sans crainte d’un départ  espérer te garder

Du désert de mon âme éloigner les mirages !

 

Poète troubadour sauras-tu renoncer

À cette vie errante qui fait mon désarroi ?

Pourtant si tu voulais, on pourrait cultiver

Des bouquets de bonheur d’où suinterait la joie.

 

Et sans se retourner avancer en rêvant

Dans un monde meilleur parfumé des senteurs

De l’étoile magique d’un joyeux firmament

Le refuge idéal, abri des âmes sœurs

 

Bernadette

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