Un rêve toxique

Un rêve toxique

 

Une femme chemine à travers  la campagne

D’un pas lent et serein que la fatigue gagne.

Elle traîne avec peine en soufflant par moments.

Mon curieux regard  la fixe étrangement.

 

On dirait des lambeaux frémissant dans la brume,

Le soir morne tombant sur mon plein d’amertume.

Je soupire aigrement sans savoir la raison

Quand cette âme arrive au champ de ma maison.

 

Une dame sans âge avec quelques bagages

Venue de l’inconnu à ce vaste ermitage

Où je vis depuis peu sous l’emprise des mots,

Dans un gîte mesquin, un toit fait de rameaux.

 

C’était toi, dans ce rêve exquis tel notre errance

Toi  l’amour éternel qui défie la distance !

Et c’était moi, pensif, confus, à mon réveil,

De cette vision, de ce songeur sommeil.

 

Rêvons, toujours, rêvons de folles retrouvailles

Tant que la vie nous tient dans sa grise pagaille

Et quand nous partirons, ne faisons aucun bruit.

La mort sera pour nous comme une douce nuit.

 

Abdel

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