Popol à la plage

Popol à la plage  

Tu es là endormi sur le sable au soleil

Tout moite et tout ridé dans ton caleçon coton

Tu reposes indolent sur les deux orphelines

Qui ne sont pas non plus dans un état fringant 

Alors quand doucement je tire la ficelle

Qui maintient fermement tout ce qu’on doit cacher

Tu sens le vent du large qui pénètre d’un coup

Dans ton sac de couchage, jusqu’à te réveiller 

Et sous l’effet de l’air voilà que tu tressautes

Tu bouges doucement jusqu’à te redresser

Pour venir victorieux me fixer dans les yeux

Qui n’attendaient que ça pour enfin t’admirer 

Une larme brillante coule de ton œil unique

Qui annonce sûrement un changement de marée

Voilà que tu te mets à gonfler sans vergogne

Sans soucis des baigneurs qui le sourire en coin 

Lorgne sur cette chose qui brille et se pavane

Que même mes deux mains n’arrivent pas à cacher

A force de t’effleurer voilà que tu exploses

On dirait un volcan qui entre en éruption 

Tu craches alors ta lave à gros bouillons brûlants

Pour mieux vider ton corps de toute cette énergie

Quand enfin délivré, monsieur, se laisse aller

Il plonge tristement tout d’un coup en avant 

Trop vite redevenu tout moite et tout ridé

Popol, t’es pas gentil, il faut penser aux autres

Au lieu de retomber comme une crêpe dans ton nid

Sois pas fâché, si je vais voir plus loin

Car  mon gars sur la plage, des « Popol »  y’en a plein.  

Bernadette

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