Au bord du tarissement

Au Bord du Tarissement

Au bord du tarissement
Des veines, des ruisseaux
De ton réseau sanguin
Comment colmater ta soif
Ô mon désert profond !
Il a beau creuser mon rêve
Mais ta vie est souterraine,
Plus que je ne le pensais.
A l’agonie lente du figuier,
Au gémissement de l’olivier,
A la plainte du cactus
Jamais ton ciel n’a été si cruel
Et son soleil si flamboyant

Au bord de ton assèchement
A la mort du végétal
Et de la roche mère
Que des dunes, des monticules
Que le vent d’une colère ivre
Façonne en formes éphémères
Pleines de poussière, pleines de sel.

Au bord de l’anéantissement
A ta dernière goutte
Au dernier doute
C’est la totale déroute
Je prends la route
Vide mon outre
A la poursuite d’un nuage
Un capricieux nuage
Un cumulus.
Ardent échec des foreurs
Sur une terre morte
Où naissent des mirages
Et des couleuvres.

Ton âme est déshydratée
Comme un brasier géant
Ô désert de toutes les perditions
Où je cherchais l’oasis
Et la jeune pousse !
Abdel

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