Ces graffitis

Ces graffitis

 

De tous mes malheurs
Me collent à la peau
Comme des vermines.
Ils démangent mes os
Et chantent ma douleur.
Ces lépreux, ces véreux
Boivent mes encriers
Et brûlent leur envie
Dans mon silence.

Ces graffitis
De toutes mes misères
Sont nés prématurés
Avec mes rêves d'écolier.
Ils étaient des anges.

Ces graffitis
De toutes mes folies,
Ont-ils déjà un sens?
Je ne le sais.

Mes graffitis, mon silence,
Mon errance, ma démence,
M'ouvrent un long chemin,
Un chemin vagabondant,
S'enfonçant dans les fonds,
Les fonds sombres et profonds.
Moi, qui cherche une lumière.

Ces graffitis
De tous mes ratages,
Sont un vague balbutiement
Qui atteindra peut-être
La science des poètes

 

Abdel

 

 

 

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