Déesse

Déesse

 

 

Ciel que je m’égare aux confins d’un amour
Où s’usent ma raison, ma rime et mes jours !
Je ne veux plus aimer, je crains cette aventure
Source de mes chagrins et ma déconfiture.

Au hasard d’un chemin, j’ai croisé un destin.
Une dame au regard clair comme le matin.
De miel était sa voix, de brume son visage.
Dans son cœur sommeillait la foudre d’un orage.

Livrée aux quatre vents, son ample chevelure
Ombrait les ornements de sa riche luxure
D’or, de diamant serti sur son léger tailleur
Et sur sa nudité, ô pauvre rimailleur.

On dirait une déesse avide de présences,
Longuement retenue par sa lourde abstinence.
Elle sentait ces parfums emportés par le vent.
Un printemps distillé s’égouttant lentement.

Elle seule, l’amour, la joie et le soleil
La flamme de nos jours, de nos nuits sans sommeil.
Elle seule, la vie, faite d’effervescence,
Un horizon sans fin fait d’une lactescence.

Ciel que je m’égare aux confins d’un amour,
Je ne veux plus aimer, venez à mon secours !

 

Abdel.

 

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