Déporté

 

DEPORTE

Plongé dans une solitude de cachot
Réduit au silence noir
Leurs lianes ne te lâcheront
Qu'une fois ton âme rendue

Cerné d'un bleu immense
Rien devant rien derrière rien nulle part
La fuite a perdu ses pistes sombres
Et le phare sa vive lumière
Tu n'as plus que les vagues vagues
A contempler à longueur d'être

Cette côte de tes rêves frais
N'est qu'un autre naufrage
Impuissant tu assistes aux funérailles
Du soleil rougissant le soir
Aux colères marines ivres
Qui sèment la rage des tempêtes

Et au commencement de ta liberté
Ils seront là tes fossoyeurs
Liront une prière commune
Pour les morts et les déportés

Abdel

 

 

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