EPARS

 

Épars


Mon âme sommeille sous une ombre profonde
Dans un bois, à cent lieues des sables et des ondes.
Mon cœur s'en va vers je ne sais quel horizon,
Quel amour, quel espoir, quel îlot de maisons.
Mon corps creuse à tâtons un ultime asile,
Une urne dans la roche où rendre son argile.
Mon esprit voyageur colporte ses questions
Dans la nuit de mon jour qui perd de dimension.

Mon être est ce tout flou fou épars et si rebelle
Qui s'égare tant dans sa quête éternelle.
Ame cœur corps esprit, terrible reniement !
Par quel geste divin, par quel remaniement
S'épousent sacrément mes quatre éléments ?
L'âme rejoint le corps, en un seul mouvement
Et l'esprit rentre enfin de son grand égarement,
Mais c'est le cœur mon Dieu, le cœur sans aucun doute
Ce farouche mutin, c'est lui que je redoute,
Il avait pris ce pli depuis l'adolescence ;
Il court malgré son âge en toute indolence.

Abdel

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