J'ai vu l'été mourir

 

J'ai vu l'été mourir


Je me suis promené hier à la campagne.
Non ! Je n'ai pas rêvé, voyez-vous ces montagnes,
C'est de l'autre coté, là d'où vient le soleil
J'ai vu l'été mourir dans un immense deuil.

Des arbres en détresse évoquaient ma misère,
En haillons habillés comme de pauvres hères.
Le paysage fauve et rouillé l'horizon
Emplissaient de peine mon cœur sans raison.

J'ai senti la fraîcheur par vagues successives
Revenir de si loin habiter notre rive.
Des vents se sont levés, tourbillons poussiéreux
Malaxant un feuillage usé et cancéreux.

Il a plu des larmes et des feuilles jaunâtres
Sur la terre triste, sous un ciel grisâtre.
Et tonna le tonnerre au royaume des nues,
Annonçant l'automne, le voilà revenu.

Abdel

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