Je n'ai que vous

Je n'ai que vous

À mes neveux

Je n’ai plus l’âge ivre, jeunesse,

Amusez-vous ! Rien ne vous presse.

La vie s’en fout de ce qu’on veut

Oh mes nièces, oh mes neveux !

 

Quoique mon pas ne vous paraisse

Si lent, si lourd, plein de mollesse,

J’ai sous ma suie l’ardeur d’un feu

Et quelques brins de foi en Dieu.

 

Lorsque le cours de ma vie cesse

Gardez au cœur des pans d’ivresse

Du grand soleil qui éblouit.

Je veux vous voir épanouis.

 

Mon être était comme une errance

Sur des quais gris, sans gaie partance,

Où mes amours tempétueux

Ont pris des trains défectueux.

 

Dépossédé de mes chimères,

Je n’ai que vous et ma misère.

Souvenez-vous de ce tonton

Rêveur et doux comme un chaton.

 

La vie me doit bien des excuses

De m’avoir tant joué de ruses

Faisant de moi un malheureux

Sans muse et sans toit chaleureux.

Abdel

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