Je reviendrai

Je reviendrai

 

Je reviendrai d’où l’on ne revient pas
Le même,  le même regard, le même pas
Le même sentier creusé par le trépas
Alors on se dirait : qu’est-ce qui ne va pas ?
Oh ! Rien ! Et toi ? Moi ? Ah, tu ne le sais pas ?
A boire on se servira autour d’un fin repas
Un silence amer : ce que je ne dis pas

Et puis je reprendrai les flots de ma tourmente
Tel un navire usé malmené par le vent.
A quoi te sert « m’aimer et remonter ma pente »
Je ne serai qu’un rêve inachevé,  souvent
Brusqué par des éveils, un marin solitaire,
L’amour sur le rivage et au large un destin.
C’est ainsi que je suis, sauras-tu me refaire ?
T’expliquer ? C’est trop long, j’en perdrai mon Latin.

Pourtant ton cœur si grand, si bon, si blanc, si tendre
Pourrait m’appartenir, je l’ai. Le mien est incertain.
T’aimer ? Je t’aime bien, sans feu, comme une cendre.
Tout est enfoui en moi, j’ai essayé en vain
Ta lumière, ta voie, hélas, ma nature est rebelle,
Ma folie est trop forte et ronge ma raison.
T’aimer ? Je t’aime bien, sans voix, mais je scelle
Mon nuage fou qui part vers un autre horizon.

Oui je reviendrai quand mon tourment s’apaise
Oui je reviendrai quand s’en va  mon malaise.

Abdel

 

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