Je t'aimerais Bernie

Je t'aimerais Bernie

 

Je t’aimerais Bernie.

 

Quand mes mots étouffés se pendent dans ma gorge

Retenus par la peur de te perdre, Bernie.

Je te mens malgré moi et me tais dans ma loge

Bâtie sur mes non-dits et sur ma nostalgie.

 

 

Il est trop tard l’amie pour remuer les cendres

Dans mon cœur éprouvé par des pans de folies.

J’ai blâmé notre sort et sans trop me morfondre

Sur ce champ douloureux, je suis parti, l’amie,

 

 

Comme un loup, un hiver, en t’aimant davantage.

J’ai douté, je l’avoue, tout me semblait finir.

Me sont témoins et Mars et les vers de ma page

Tu me disais toujours que j’allais revenir.

 

 

T’as raison, me voici tout ému et sans gloire

Car ma vie est en toi, mon soleil et mes jours.

Ah ! Le temps si pressé qui coule dans l’histoire

Couleront-ils nos ans enrobés de velours ?

 

 

 

Ah ! L’amour, noble mal, en nous, tu te recherches

T’aurais pu me trouver dans une errance, jadis.

On se fuit maintenant en se tendant des perches

Que je tiens un instant mais mon cœur s’interdit.

 

 

On s’aimerait Bernie. Crois bien à ce mensonge

Car il nous fait du bien et puis l’amour c’est toi.

Et moi, c’est l’amitié, c’est le sentier des anges.

J’ai eu peur pour nous , si peur de ton émoi.

 

Abdel

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