L'ombre eternelle

 

L'ombre Eternelle 

Ombre, ô toi qui entends les mots de mon silence
Sais-tu de ton mutisme extraire une éloquence
En lisant dans nos yeux les romans de la vie
Pour nous dire à quoi bon notre être aurait servi.

Tu es l'ombre éclairée qui veille au crépuscule
Indécis du soir tendre et du matin crédule,
Qui voit le temps filer et les astres mourir
Vers et dans le néant où tout semble finir.

Tu es l'ombre témoin des passages à vide
Du gouffre d'ici-bas sordide et morbide
Que le mortel humain s'évertue à remplir
De voix, de lois, de joies, d'orgiaques plaisirs.

Tu es l'ombre infinie qui couvre des abîmes
Où des soleils éteints trouvent leurs lits sublimes
Dans la cendre sacrée parsemée de remords,
Tu es la paix, la fin ; ou mieux, tu es la mort !

Abdel

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