La veilleuse

 

 

 

 

 

 

 

La veilleuse

 

 

 

Lorsque après minuit
Blanchissent mes nuits,
Mes yeux pleins d'insomnie
Et mes poumons d'ennui,
Vagabond noctambule,
Je descends de mes ténèbres
Vers les lumières de la ville,
Alors que le seigneur
Envoûtait les âmes quiètes
Et les plongeait toutes
Dans un savoureux oubli.

Je le sais déjà, depuis la rue,
Ta lueur intérieure
Te trahit charmante veilleuse.
Des rêves de phosphore
Ornent ton faux sommeil.
Un bruit de pas fantômes
S'installe dans ton escalier.
Escalier de tous nos secrets !

Non ! Tu ne peux dormir
Moi, éveillé.
Veilleuse de minuit,
Ton sommeil serait injuste

 

Abdel

 

 

 

 

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