Le marchand de rêves

  Le marchand des rêves

 
Nul ne sait d’où il vient, on dirait d’une brume ;
Et nul n’entend ses pas peser son poids de plume
Sur des chemins qu’il suit discrètement la nuit,
Dès que l’ultime pan du jour amer nous fuit.
 
 
Nous accueillons le noir,  un écran pour nos rêves.
Un silence serein viendra nous apaiser.
Ou nous mourons un peu, ou nous faisons la trêve
Avec la vie, avec l’ardeur. On doit se reposer !
 
 
C’est l’heure du sommeil auquel l’âme se livre
Tel un enfant lacté couvé par sa maman.
Nous saluons Morphée, notre déesse ivre
Pour qui nous serions de langoureux amants.
 
 
Un silence serein viendra nous apaiser.
 
 
 
S’invite le marchand des scènes oniriques
Chargé comme un mulet, il anime nos esprits,
Et nous crée de nouveau un monde idyllique,
Fait de paix et d’amour jusqu’au matin aigri.
 
 
 
Ô combien nous nourrit parfois notre illusion.
On construit un palais pour la douce amoureuse ;
On fleurit des jardins dans nos cœurs en fusion.
Puis tout s’en va le jour après la nuit  heureuse.
 
 
Ö combien nous réjouit le rêve vagabond
Poètes fous, rêvons ; rêver nous appartient
Ainsi que nos folies, le nôtre est plus profond,
Seul lui nous est permis et rien ne nous retient.
 
 
Un silence serein viendra nous apaiser.
 
 
Abdel

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