Le rêve et le voyage

 

 

 

 

 

Le rêve et le voyage

 

 

 

J’aime tant voyager,tant connaître ce monde
Vérifier bien enfin que la terre est ronde,
Rencontrer des hommes, les fils d’Adam et d'Eve
Oh combien cet élan avait hanté mes rêves!

Enfant, je me disais : Je ferai du voyage
Et je rêvais d’oiseaux, ces oiseaux de passage
Qui vont et reviennent au rythme des saisons,
Libres comme le vent franchissant l’horizon.

A l’âge de ma raison mes ailes ont fondu.
A ma tête souvent mes pas se sont rendus,
Contrées chimériques et sentiers vagabonds,
Séjours agréables dans mon éden profond.

J’ai vomi ces notions stupides et impalpables
Que j’avais portées alors dans mon naïf cartable,
Ces bouquins illustrés qui situent à deux doigts
Les pays du soleil des pays du grand froid.

Oh couchant magnifique, au bord de tes abîmes,
J’aime voir ta forge et tes roses enclumes
Où demain se façonne en une sombre nuit
Terrible entreprise, sans schémas et sans bruit.


Oh magique levant, que j’aime voir ton astre
Allumer ses braises d’une flamme folâtre
Et du berceau du jour fait de lait et d'azur
Boire ma soif toute d'une limpide mixture.

 

Abdel

 

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