Les noces du destin

 

 

 

 

 

 

 

 Les noces du destin

 

Le voilier malmené par des vents pris de rage
S’échoua malgré lui sur un étrange rivage
A son bord, toute émue, une charmante princesse
Reprenait ses esprits après terribles détresses.

Mais ce pays est vivant ! Il n’est pas sur la carte
C’est la côte du destin, une plage immense ouverte
Alentour déjà s’ameute la gente des douars
Emerveillée par cette femme venue droit de la mer.

Elle était si fine, si belle, un joyau abyssal
Ses yeux, deux perles, généreux don du ciel
La bienheureuse rescapée de ces vents naufrageurs
Souriait par instants, elle embaumait les heures.

Soudain elle s’affaissa dans les bras d’un notable
Plongé lui, dans un rêve, un monde impalpable
De son cœur s’arrachaient des lambeaux de chair
Mais courtois, l’invita, tout honneur tout douceur.

L’on sacrifia une bête à l’honneur de la belle
Et les fillettes dansèrent la danse des étoiles.
Paisibles jours s’écoulèrent et s’annonça la fête
Au nom du dieu Allah, l’union sacrée s’est faite.

 

Abdel.

 

 

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