Les temps amers

LES TEMPS AMERS   

Quelle est vague cette misère
Morale et matérielle
Je ne sais d’où venue
De cette manière cruelle
En cette fin du siècle
S’imposer à notre maigre quotidien.

Quelle est vague cette déraison
D’être sans raison d’être
Comme un vulgaire végétal
Aux racines ancrées profondément
Dans le terreau de l’âme.

Quelle est dense cette noirceur
Qui s’oppose fermement à nos jours
Nos jours faibles de soleils

Qu’il est grand ce désespoir
Qui nous serre la gorge
Et flotte approximativement
A la manière d’un brouillard matinal
Bien avant la saison des moissons
De la verte jeunesse vigoureuse

Quelle est sourde cette rumeur
Qui court nos sales ruelles
Avec de fausses nouvelles
Affichant un grand suspens
Sur nos murs qu’on fuit

Et ces loques humaines
Traînant leur façon d’être bizarre
Vers une impasse finale
Fixant longuement
D’un regard profond et rêveur

Un voilier fantôme
Sur la rade d’Alger
Qui sont-ils ?
  

Abdel

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