Ombres

   

 

OMBRES

Ombres flottantes sur l'écran de mes yeux
Livrés au royaume noir du sommeil,
A l'heure où l'inexistence est réelle,
Les cloches de votre présence retentissent
Dans les creux et les vides du néant.
Ombres étranges passagères de mes nuits
Rêves de mes quartiers engloutis,
C'est toute une vie, animée, imagée
Que vous faites dans l'espace réduit
A la dimension exacte de mon lit.
Et dès l'heure vraie où se meut le vrai,
Vous vous fragmentez dans mon oubli.
Ombres de toujours, ombres familières.
Ne vous suffit-il plus mes vagues journées,
Ni l'immense bleu de mes cieux,
Ni les folles longueurs de ma pensée.
Laissez-moi mourir un peu ce soir,
Je vous en prie, je vous en supplie.
Demain est peut-être à apprécier.

Abdel

 

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