Sombre tableau

 

 

 

 

 

 Sombre tableau

Je viens d’un pays sanglant, un paysage de foudre
En lambeaux déchirés par les éclats de poudre
Et d’une violence rechercher ma quiétude
Oublier le cri du sang sous d’autres latitudes.

Je viens d’un horizon d’horreur et génocide
Des conflits intérieurs, des combats fratricides
D’une guerre sans nom où se meurt l’innocence
Des crimes horribles passés sous le silence.

Je viens d’une misère nue comme un squelette
Où des peuples affamés se nourrissent de restes
Et d’une épidémie qui ronge les entrailles
D’un terrible Sida, et d’une mort sans deuil.

Je viens d’une prison terrée comme une tombe
Où peu à peu, hélas, le prisonnier succombe
Et l'ingrat geôlier enferme l’intellect
Sans juge, sans procès, injustice correcte.

Je viens, je ne fuis pas, par mes mots migrateurs
Porter aux oreilles en virtuel colporteur
La famine qui tue, le crime monstrueux
Dans ces pays profonds, ces peuples malheureux.

 

Abdel.

 

 

 

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