Une rêve à deux

Un rêve à deux
                                                                                                                              
Avez-vous longuement amis couvé un rêve,
Un rêve à deux si grand qu’il  se forgea des ailes,
Mais qui chuta un jour maladroit sur la grève
Comme un moineau blessé par un destin rebelle.
 
Un rêve sans pareil qui plana dans les cieux
Parmi les nues grisées par une démesure.
Qui, d’hantise il devint, l’oiseau audacieux
Perdu dans des éthers se changeant de nature.
 
Auriez-vous connu un si cruel tourment :
Le rêve ayant deux cœurs éloignés sur deux pôles,
Le mien ancré profond, ne sachant plus comment
Expliquer son recul de quelques pas frivoles
 
Et le sien plus hardi, nourri de tant d’espoir.
Pour moi rien n’était clair, tout frôlait l’aventure !
Ciel vous savez ma foi, car mon âge à son soir
Ne pouvait ni demain ternir d’une rupture,
 
Ni le rêve briser, ni l’élan accomplir
Et j’avais mes raisons et j’avais mes limites
Et  le sombre horizon ne daignait s’éclaircir.
Incertain j’attendais le mot que je mérite.
 
Mille pardons du mal provoqué quelque part
Pour avoir retenu la négation amère
Si longtemps ruminée à l’orée du départ
Qui, à mes yeux n’était guère si nécessaire.
 
Je voulais plus le fruit étant certain du cœur ;
Vous savez bien cela, je m’en foutais du reste.
Que notre prose en soit l’assise du bonheur
Heureux sera ce jour, sa joie sera céleste.
 
Le moineau se remet, longue est son haleine !
Il voguera toujours dans notre firmament.
Une nouvelle encre emplira bien ses veines
Colombe sera-t-il  quand viendra le moment !
Abdel

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