A perdre haleine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A perdre haleine

 

Destinée infernale aux  turbulences infâmes

Je cours à perdre haleine dans un champ infertile

Où rien ne vient fleurir le substrat fait de squames

Des graines de la chance, l’engrais est inutile

 

Jamais sur mon berceau ne s’est penchée la fée

Qui aurait pu pour moi distiller le plaisir

D’une vie simple et douce, seulement composée

De moments euphoriques, ils étaient à proscrire

 

Je dois me battre encore, encore et puis toujours

Ramer sur l’océan de mes déconvenues

Ne jamais me noyer, vaincre tous les retours

Des vagues insolentes, sans la moindre bévue

 

Plongée dans la cohue des ennuis en cascade

Je relève la tête, il me faut assumer

Ce destin insensé, pitoyable embuscade

Mon orgueil me porte, je pèche par fierté

 

Heureusement, en moi, une modeste étoile

Brille d’un feu ardent, je veux y croire encore

La roue tourne, dit-on, elle m’enverra ses voiles

Pour m’emmener là-bas, miraculeuse aurore.

 

Ne plus penser à rien, vivre l’instant présent

Baigner dans l’irréel, ô fabuleuse ivresse

D’une histoire merveille où un prince charmant

Effacera mes peines sous un flot de tendresse.

 

Bernadette

 

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