Cambremer

 

Cambremer


Si vous visitez Cambremer,
Vous n'y croiserez pas la mer
Vous y ressentirez la paix
A l'ombre de son vieux clocher
Parterres fleuris se la jouent belle
Pour rivaux les polichinelles
Bonhommes plantés un partout
Juste pour nous faire des coucous
Devancés fièrement par l'horloge
Qui secouait tous ses grelots
Décalée dans une petite loge
Sur le mur en pierres délavées
De l'église un peu surannée

Les Renault Quatre, les deux chevaux
Nous obligeaient pour un moment
A faire un retour dans le temps
A la terrasse du vieux bistrot
On était bien, il faisait beau
Un peu plus loin la « Grange aux Dîmes »
Nous poussait vraiment à la rime
Sous ses cimaises entrecroisées
Rien ne pouvait nous arriver
On a quitté comme à regret
Ce village et tous ses secrets
En se promettant, oh, combien
D'y revenir un jour prochain

Avec Staafu et Véronique
Déguster du cidre qui pique
Si le destin le permettrait
Abdel, lui aussi y serait
Car cet endroit sans le savoir
On l'a visité dans l'espoir
D'un jour s'y rendre en conquérants
Mais faut laisser le temps au temps
Qui pour une fois se fait l'allié
De la rencontre inespérée.
De deux poètes un rien rêveurs
Avides de goûter au bonheur

Bernadette

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