Consumée

 

 

 

 

Comme une bougie consumée

La flamme doucement s'éteint

Sa mèche fièrement dressée

N'est plus que restes de festin

 

Lueur étouffée s'effrite

Se tord et doucement noircit

Dans un dernier sanglot crépite

De la douleur, c'est l'hallali !

 

Mélange de cire figée

Et de joyeux rais lumineux

Elle n'est plus que joies effacées

Plus rien jamais ne sera bleu

 

Pourquoi ? Comment ? Elle ne sait pas

Pauvre étincelle au cœur meurtri

Il ne lui reste que fracas

Dans son destin anéanti

 

Elle y croyait, elle était fière

Ne demandait rien en retour

La voilà devenue amère

Elle n'est rien sans son troubadour

 

Il la renie, il l'emprisonne

Au fond d'un désespoir sans nom

Elle se flétrit, elle abandonne

Il l'assassine sans raison

 

Doit-elle lui demander pardon

Des fautes qu'elle n'a pas commises ?

Elle ne peut redresser le front

Sa vie n'était que méprise

 

Adieu bonheur, adieu folie

Noyée dans le noir qui l'entoure

Elle se délecte à l'agonie

De ses pleurs à longueur de jours.

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