En voilà une idée

 

 

En voilà une idée

Pour leur facilité

Et aussi leur confort

Les hommes offrent souvent

A leur tendre moitié

Des machines infernales

Appelées electros

Electros « ménagers »

Mais que c'est ridicule

On préfère les fleurs

Ou encore les bijoux

Non, mais tout ça se perd

Car l'homme de loin préfère

Regarder la télè

Plutôt que d'essuyer

L'assiette et les couverts

Qu'il a eu le plaisir

De porter à sa bouche

Bien sûr il va nous dire

Mais y'a le lave vaisselle

Le lave linge ou encore

Bien sûr l'aspirateur

Tous ces trucs à moteur

Qui nous cassent les oreilles

Et qu'il n'y a que nous

Qui sachions sans erreur

Bien faire fonctionner

Sans erreur, c'est pas dit

Toute ma belle lingerie

Que j'avais en confiance

Poussée dans   l'appareil

En est ressortie teinte

D'une couleur infâme

Dont je ne saurais dire

Si c'est rose ou bien gris

Tandis que les dentelles

Sont restées impassibles

C'est d'un blanc éclatant

Qu'elles narguent le tableau

De ma déconvenue

Devant tout ce gâchis

Et pour le lave-vaisselle

C'est une toute autre histoire

Un appareil en or

Quand l'eau n'est pas trop dure

Tous mes beaux verres à pieds

 Que j'y avais posés

Sont sortis tous griffés

Comme s'ils étaient sablés

Mes couverts n'étaient pas

Non plus de première classe

Mais où ça c'est corsé

C'est quand sans réfléchir

J'ai secoué les tasses

Sans trop bien regarder

Si leurs fonds étaient secs

J'ai pu me retaper

Tout le bas à l'essuie

En maugréant bien fort

Saloperie de machine

Pour que le mécréant

En prenne plein les oreilles.

J'espère que maintenant

Le cher homme a compris

Je préfère les bijoux

Ou autres fantaisie

Mais quand même

J'vais vous dire

Ne le répétez pas

Quand j'saurai m'en servir

C'est quand même je crois

Ces deux machines là

Que Dieu a fait de mieux

Mais bien sûr après moi

Bernadette

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site