Eternel recommencement

 

 Eternel recommencement          

De doux flocons volettent, timide farandole
Au sortir d'un hiver qui ne veut pas finir
Et rentrent les souris et autres campagnols
Dans les moindres fissures en poussant des soupirs

Les bourgeons éclatés, les fleurs à peine écloses
Penchent douloureusement leurs sommités fleuries
Murmurant à la terre : notre vie n'est pas rose
Quel est donc ce manteau glacé qui nous étrille ?

Taisez-vous, mes jolies, c'est tous les ans pareil
Les giboulées arrivent souvent à l'improviste
Elles ne font que passer, annonce de soleil
Miraculeux rayon, champion des alchimistes !

Et pour nous, les humains, quand la chance s'enfuit
Nous plongeant dans le sombre de la mélancolie
Vient toujours le moment, voulu ou bien fortuit
Et la roue tourne enfin, renaissent les folies

Des doux instants de joie, des doux instants velours
Où malgré les frimas d'un passé malheureux
Scintillent les éclairs, et battent les tambours
Célébrant le bonheur des cœurs enfin heureux

La chamade ressurgit souvent sans prévenir
Entourant les amants d'un nuage irréel
Où ils sont seuls au monde, sans peur de l'avenir
Possédés à nouveau d'un amour éternel

Bernadette

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