J'ai murmuré ton nom

 

 

 

J’ai murmuré

 

J’ai murmuré des mots d’amour

J’ai proféré les pires insultes

Imaginé n’importe quoi

Hurlé ton nom dans l’inconscient

De mes pauvres nuits sans sommeil

Je me berçais d’illusions douces

Me flagellais dans ma tristesse

Tentant de retenir les larmes

Qui envahissaient malgré moi

Mes yeux bien trop endoloris

Pour oser les laisser couler

Afin de soulager un cœur

Et le vider de l’amertume

Que ton silence a fait naître

Dans ma pauvre tête en fusion

Je   me pose mille questions

Sans jamais trouver les réponses

Je reste en face de mon écran

A guetter le moindre déclic

Qui m’annoncerait ta présence

Mais rien ne vient et je suis là

Telle une statue ébréchée

Qui n’intéresse plus personne

Dans le silence qui m’entoure

Où toi seul venais me parler

Il ne me reste aucune envie

Je ne sais même plus rêver

Lamartine doit être content

Oui, tout est vraiment dépeuplé.

Alors, écoute dans le vent

Une voix venue de nulle part

Hurler son chagrin dans le soir

Bernadette

 

 

 

 

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Commentaires (1)

1. Boudia 05/11/2009

Formidable, c'est vraiment profond !

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