Je m'en irai

Je m'en irai


Je m'en irai demain seule et à l'aventure
Promener dans les bois quand le loup n'y est pas
Mais si un jeune louveteau me prêtait sa fourrure
Va savoir si mon corps ne lui répondrait pas
Allons jouer un peu, ou s'il résisterait
Aux avances amoureuses d'un homme tendre et beau
A ses doux mots fripons ou à ses quolibets
Ou ses tendres caresses en frissons sur ma peau
Qui depuis bien longtemps n'a plus que le soleil
Pour lui faire éprouver quelque fois la chaleur
Et lui donner quand même une belle couleur de miel

Est-ce bien nécessaire de crier au voleur
Quand tout mon être aspire à revivre rien une fois
Des choses que depuis si longtemps il ignore
Et que personne ne peut plus remettre en émoi
En pensant que l'amour ne peut qu'être un trésor
Qu'on cultive sans arrêt pour toucher le sommet
Alors que la vie n'est rien que peines et faiblesses
De tout ce temps perdu où pleurant en secret
On n'a jamais connu ni plaisir ni liesse
Demain je ferai fête et profit de tout bois
Mais toujours dans ma tête, mon cœur tu seras là.

Bernadette

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