l'éteignoir

 

 

L'éteignoir,

Ta tête d'éteignoir me hérisse de toutes parts

Pas le moindre sourire pour montrer que tu vis

Mais toi, tu te plais dans ton monde illusoire

Tous les gens qui rigolent te semblent déphasés

Faut pas te déranger ni stationner longtemps

Devant l'image qui bouge et murmure doucement

De cette télé qui prouve que dans cette maison

Il y a peut-être bien quelque chose de vivant

Même, Oscar le poisson s'endort dans son bocal

Se demande s'il peut bien tourner sans faire de vagues

Et même de temps en temps quand il ouvre la bouche

Il doit pincer les lèvres pour retenir ses bulles

Puis les plantes en on marre de ce pesant silence

Et j'ai beau leur parler elle ne frétillent plus

Toutes asphyxiées qu'elles sont par l'atmosphère bleuâtre

Des volutes de fumée qui sortent de ton mégot

Je m'isole et je tape de rage sur mon clavier

En écrivant tout ce que je devrais te vomir

Mais ça n'est pas la peine, tu ne comprendrais pas

Rien ne compte pour toi, que ton univers glauque

Je vais me promener, dire bonjour aux canards

Ou bien à l'épicière qui me dira : quel temps !

Je n'en ai rien à faire, c'est le même pour tout l'monde

Et puis de toute façon, je n'sais rien y changer

Ah bordel ! Quelle affaire les duos solitude

La Nadette réveille-toi ou tu vas t'enliser

Dans la morosité teintée de sinistrose

Qui guète de plus en plus ton esprit dépassé.

Allez hop ! Je m'en vais chercher quelques sourires

Mais quand je reviendrai, tu seras toujours là

Assis à la même place et rien n'aura changé

Alors, je vous le dis une momie passe encore

Mais quand on lui ajoute une tête d'éteignoir

Y'a de quoi s'accrocher le moral en sautoir.

Bernadette

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